Lettre à Jérémie
Cher Jérémie,
Tout d'abord, je souhaite remercier celui qui va me permettre d'affiner mon esprit critique ainsi que l'éclaircissement de mes démonstrations afin qu'en une et unique fois, il sera possible de comprendre, méditer et objecter sur le sujet de mes réflexions.
Étant le premier à écrire sur la notion, encore [trop] générale, de perfection, sans quelque problématique préalable, permettant une liberté enivrante sur ce sujet, je me dois de poser ma thèse comme n'ayant précédemment aucuns prédicats sur lequel je pourrais y poser ma créance, comme étant livré à moi-même dans un abyme de question.
De fait, pour ne pas faire davantage languir notre sujet par diverses manières rhétoriques, je souhaite simplement expliquer que ma "thèse" se fonde sur un savoir instinctif que par la lumière de quelque philosophe, afin d'avoir une vision que je l'espère sera le plus honnête possible et naturel. Comme tout bon sujet que l'on pose, à savoir ici "perfection", il est question d'une définition, et ce sera là le thème de cette lettre, la recherche d'une définition valable. Nous nous bornerons à une recherche humaine avant de se lancer dans une définition plus générale.
L'idée de perfection semble être en l'Homme de façon intuitive, nécessitant aucun prédicat. Elle est née avec l'homme, immanent à celui-ci sans réelles connaissances formelles. Nous pourrions dire que cette idée viendrait du fait que l'homme, lui-même imparfait, recherche ce qu'il n'est pas. Et, par conséquent, nous pourrions émettre l'idée que cette recherche serait un but, une fin humaine. Mais ne nous perdons pas.
Descartes parlera d'un souverain bien qui stigmatise l'homme de cette idée de perfection, tout comme "la marque de l'ouvrier en son ouvrage". Dieu, étant parfait, marque l'homme d'une étrange idée non définie de perfection dans son ouvrage qui, lui, reste imparfait puisque mortel et sensible.
Afin de ne pas se faciliter la tâche qui semble malgré tout ardue, nous écarterons l'idée de Dieu puisqu'il me semble comme un outil méthodologique plutôt qu'une réalité formelle, un noumène plutôt qu'une certitude. C'est pourquoi je préfère retirer de mon discours toute idée facilement falsifiable d'un quelque Dieu, de quelque nature qu'il soit.
La perfection reste donc une idée innée, inexplicable, et nous allons nous en tenir à l'hypothèse évoquée ci-dessus, à savoir que l'homme la puise dans son imperfection.
Mais qu'est-ce que le parfait ? Un beau corps ? Un beau visage ? Un tracé parfait ? etc.
Si l'on en médite pas les traits, cette idée pourrait rester dans le flou sans pour autant qu'un d'entre nous n'en comprenne pas la signification et c'est en cela qu'elle n'est pas, selon Pascal, nécessairement définissable puisque entendue de tous. Néanmoins, lorsqu'on y repense et y réfléchit à la lumière de l'histoire, il en vient derechef l'idée de perfection comme géométrie, ici, physique.
Cette géométrie avec notamment le chiffre d'or, aiguise notre sens à savoir ce qu'est la perfection comme idée humaine et comme idée générale. Tous corps géométriquement symétrique nous apparaîtrait comme parfait et comme beau.
La beauté serait la cause efficace du mouvement de perfection, et ce qui est sublime se veut parfaitement parfait. Afin de ne pas ternir notre sujet qui se veut introductif et éclairé en définition, je pourrais émettre l'hypothèse que le beau est parfait dans l'imperfection humaine, une représentation sensible du parfait.
Donc le parfait s'apparente à la géométrie, un domaine qui n'est en aucun cas naturel et donc non efficient. Le parfait n'existe que par sa condition chimérique, et se peut-être un but de la vie humaine quant à la recherche de celui-ci, cependant, reste inatteignable puisque fantasmagorique, et comme tout rêve, il doit rester dans le domaine du fantasme pour y demeurer but humain au défaut de devenir matériel et donc imparfait. L'homme y trouve beauté et fascination du fait qu'elle est théoriquement parfaite, droite, claire, méthodiquement éclairée alors que l'homme demeure vil, imparfait et dominé par ses affectes.
Nous avons donc ébauché cette idée de perfection en tant que sujet général et ontologique en esquissant l'idée de beau.
Je te laisse donc la plume afin d'y avoir quelques objections, affirmations ou rectifications personnelles, je me ferais un plaisir d'y répondre.
Cordialement, Arthur.
Tout d'abord, je souhaite remercier celui qui va me permettre d'affiner mon esprit critique ainsi que l'éclaircissement de mes démonstrations afin qu'en une et unique fois, il sera possible de comprendre, méditer et objecter sur le sujet de mes réflexions.
Étant le premier à écrire sur la notion, encore [trop] générale, de perfection, sans quelque problématique préalable, permettant une liberté enivrante sur ce sujet, je me dois de poser ma thèse comme n'ayant précédemment aucuns prédicats sur lequel je pourrais y poser ma créance, comme étant livré à moi-même dans un abyme de question.
De fait, pour ne pas faire davantage languir notre sujet par diverses manières rhétoriques, je souhaite simplement expliquer que ma "thèse" se fonde sur un savoir instinctif que par la lumière de quelque philosophe, afin d'avoir une vision que je l'espère sera le plus honnête possible et naturel. Comme tout bon sujet que l'on pose, à savoir ici "perfection", il est question d'une définition, et ce sera là le thème de cette lettre, la recherche d'une définition valable. Nous nous bornerons à une recherche humaine avant de se lancer dans une définition plus générale.
L'idée de perfection semble être en l'Homme de façon intuitive, nécessitant aucun prédicat. Elle est née avec l'homme, immanent à celui-ci sans réelles connaissances formelles. Nous pourrions dire que cette idée viendrait du fait que l'homme, lui-même imparfait, recherche ce qu'il n'est pas. Et, par conséquent, nous pourrions émettre l'idée que cette recherche serait un but, une fin humaine. Mais ne nous perdons pas.
Descartes parlera d'un souverain bien qui stigmatise l'homme de cette idée de perfection, tout comme "la marque de l'ouvrier en son ouvrage". Dieu, étant parfait, marque l'homme d'une étrange idée non définie de perfection dans son ouvrage qui, lui, reste imparfait puisque mortel et sensible.
Afin de ne pas se faciliter la tâche qui semble malgré tout ardue, nous écarterons l'idée de Dieu puisqu'il me semble comme un outil méthodologique plutôt qu'une réalité formelle, un noumène plutôt qu'une certitude. C'est pourquoi je préfère retirer de mon discours toute idée facilement falsifiable d'un quelque Dieu, de quelque nature qu'il soit.
La perfection reste donc une idée innée, inexplicable, et nous allons nous en tenir à l'hypothèse évoquée ci-dessus, à savoir que l'homme la puise dans son imperfection.
Mais qu'est-ce que le parfait ? Un beau corps ? Un beau visage ? Un tracé parfait ? etc.
Si l'on en médite pas les traits, cette idée pourrait rester dans le flou sans pour autant qu'un d'entre nous n'en comprenne pas la signification et c'est en cela qu'elle n'est pas, selon Pascal, nécessairement définissable puisque entendue de tous. Néanmoins, lorsqu'on y repense et y réfléchit à la lumière de l'histoire, il en vient derechef l'idée de perfection comme géométrie, ici, physique.
Cette géométrie avec notamment le chiffre d'or, aiguise notre sens à savoir ce qu'est la perfection comme idée humaine et comme idée générale. Tous corps géométriquement symétrique nous apparaîtrait comme parfait et comme beau.
La beauté serait la cause efficace du mouvement de perfection, et ce qui est sublime se veut parfaitement parfait. Afin de ne pas ternir notre sujet qui se veut introductif et éclairé en définition, je pourrais émettre l'hypothèse que le beau est parfait dans l'imperfection humaine, une représentation sensible du parfait.
Donc le parfait s'apparente à la géométrie, un domaine qui n'est en aucun cas naturel et donc non efficient. Le parfait n'existe que par sa condition chimérique, et se peut-être un but de la vie humaine quant à la recherche de celui-ci, cependant, reste inatteignable puisque fantasmagorique, et comme tout rêve, il doit rester dans le domaine du fantasme pour y demeurer but humain au défaut de devenir matériel et donc imparfait. L'homme y trouve beauté et fascination du fait qu'elle est théoriquement parfaite, droite, claire, méthodiquement éclairée alors que l'homme demeure vil, imparfait et dominé par ses affectes.
Nous avons donc ébauché cette idée de perfection en tant que sujet général et ontologique en esquissant l'idée de beau.
Je te laisse donc la plume afin d'y avoir quelques objections, affirmations ou rectifications personnelles, je me ferais un plaisir d'y répondre.
Cordialement, Arthur.

1 Comments:
Je ne compren pa..GGGUUUUIIIIIIII
samedi, 24 décembre, 2005
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