Comme tout lycéen, je suis rentré en cours il y a peu... Et je dois dire qu'ils m'ont manqué ces fameux cours. Une soif d'apprendre qui ne se ternira jamais. Mais, par contre, seuls les contrôles m'énerves, mais ce n'est que formalités. Hier soir, un conseil administratif pointait son nez comme un doux vent d'hiver glaçant nos vieux os. Si vous aviez lut l'ordre du jour, le suicide se serait fait sentir. La scéance était fixée à 18h30. Je m'y rends vers les coups de 17h30, y rencontre des autres délégués au CA, on discute de choses et d'autres sans vraiment but recherché. Nous rions à large engorgé. Le CA commença, on nous donna de petite affichette avec notre nom marqué dessus : M. PEREZ Arthur Lycéen T ES. J'avoue que cela faisait très sérieux. Une salle carrée, de taille moyenne (dans les 30m²) avec un assemblage de table pour former un grand carré avec une place vide quelque peu conséquente en son centre, des sièges des plus confortables, des verres et des bouteilles d'eau. A croire que les délégués lycéens sentaient le pâté puisque nous étions les seuls dépourvu de goblet à elixir.
"Le quotum étant respecté, nous entamons la scéance". C'est à partir de ce moment là que j'ai compris que la scéance allait être longue et fastidieuse. Je commence donc une scéance de décortication des visages m'envoisinant. En face de moi, Noel Mamaire, même moustache, même habit, même les chaussures type "bateau" assez ridicule et usées par le temps faisait parti du décors, une vrai relique. A ses côtés une femme avec un air peigne cul, ses poils de cul collés sur la chaise, une sorte de femme biscote que dès lors qu'elle parle semble lui arracher une visqueuse objection. Le conseiller de la région ressemble à un héro d'un film de hitchcock. On a l'impression que son rimel à coulé. Un teind noir, des yeux noirs, un héro de film de gangster des années 50. Il me semble nié dès lors qu'il entame un semblant de phrase qui vient se finir en fade to black stratégique pour ne pas finir celle-ci, n'ayant aucune structure, laissant tout ses interlocuteurs... interloqués. Imaginez : "je suis très heureux d'être ici car je suis contend d'être ici et heu, soyez sur que je suis contend et que j'essayerai d'être le plus souvent présent, comme l'eut fait mon prédécéceur et je ... (fin de phrase en marmonant). Certains visage m'échappent, mais une tête qui m'a le plus surpris est celle du Proviseur qui semblait contente. Je pense qu'il doit adorer s'entendre parler, à l'endentre prendre si soin de ses phrases, choisisant chaque mot, verbe, essayant de gagner quelque challenge avec Santini.
Les différents débats débutèrent dans un climat austère. Nous passons très rapidement les 5 premiers points de l'ordre du jour par des votes bidons à l'hunanimité puisque ces sujets nous semble des moins interressant. Une lueur d'espoir surgit en mon être : vais-je me casser plus tôt ?
Le débat se bloque pendant environs 35 min sur le budget de la cantine (sujet fort passionant). Le comptable (personne d'environs 1m95 de haut comme de large, un teind d'anglais recyclé en bouche d'égout, les cheveux type peinture blache acrylique, des sourcils inexistants, un sourire rare réservé aux hauts fonctionnaire, le genre de personne que t'évite au maximum) répondant aux questions comme tout bon homme politique : Tout va bien à la cantine ? Le fait est que le réchaud est bien car... De plus, pour expliquer quelque expression comptabilistique, celui-ci partait dans un délire qui semblait congénital tellement son débat lui tenait à coeur... Si bien qu'au bout de 10 min, à l'entendre parler de choses diverses (que l'on se foutait royalement), tout le monde décrocha... Et nous le laissions partir tel le Titanic se dirigeant lamentablement contre un glaçon de quelque Coca light.
Le débat continue. Il s'arrête sur la question des voyages linguistiques organisés par certains prof. J'avoue que cela m'a un peu plus interressé, mais cependant... j'avoue que j'avais un mal fou à suivre entre ces dégénérés de délégués "parents d'élèves" qui ne faisaient que faire chier leur monde avec leurs répliques déjà toutes faites, que nous entendons régulièrement lors de séjours prolongés dans les bars à parents. Pitoyable.
Le débat continue, un lycéen de seconde tente de poser une question. Celui-ci ayant, soit des difficultés oratoires, soit un troube nerveux causé par la multitude de regard révélant notre status "primordial" dans cette assemblée. Il bégayait comme une chèvre mangeant laborieusement de l'herbe et tentant un brélage intempestif. Résultat : j'ai rien compris à ce qu'il à voulut dire.
Le conseil continue après avoir répondu difficilement au délégué des lycéens. L'Heure fatidique de fin de conseil approche, Noel Mamaire casse froidement une élève, qui fou en rogne tous les délégués lycéens, il s'est fait des potes le papy à moustache. Il est près de 21h... Enfin, ça fini... Mon père m'attend devant le buffet organisé par la cantine. On prend quelques colations, regarde le Conseiller Régional s'empifrer comme un porc, parlant la bouche pleine comme s'il tentait de recopier une célèbre publicité suédoise.
Je rentre donc chez moi vers les coups de 21h30... l'esprit quelque peu plus plein de quelques trucs qui peuvent parraître quelque peu interressant...