Carnet de bord ON

lundi, décembre 12, 2005

De quoi tu te mèles ?

Quoi ? Ouais, si tu cherches la caillasse, tu vas te la payer en pleine gueule face de cul, t'es le pote à Rayman, pourquoi tu fais le beau ?
Je sais que ce blog s'enferme dans l'élitisme philosophique dut au dernier post, mais il faut savoir que chacun à ces périodes, pour les femmes c'est une fois par moi, pour l'homme, c'est tout les matins. Empiriquement, et dans la continuité de cette analogie, chaque Etre se remet en question et aujourd'hui, pour ma part, c'est au tour de mon futur. En effet, les études philosophiques me deplaisent au point d'en caguer de travers ou d'uriner sur mes chaussures neuves. Ouais, la philo, c'est beau quand tu en fais chez toi, près du feu, devant ton bouquin de Pascal, à cogiter comme une dinde avant de passer au four de tante Ursule. En aucun cas je critiquerai la recrudescence des moches en philosophie, les substances illishit et en aucun cas je critiquerai l'esprit philosophique que j'adule. De fait, je suis le premier à me lancer dans de long débats philosophico-branlette et je ne pourrais en aucun cas dire que "la philo c'est naze comme un vieux s'enfourchant de multiples godes vibro en interjectant "i'm young" dans d'étranges accents alliant français, anglais et vieux. Non, en effet, la philo est une matière que j'affectionne tout particulièrement mais l'étude n'est en aucun cas mon cheval, car la soit disant "réflexion personnelle" s'accompagne de "vous ne faisez pas assez appel aux auteurs". Ca fou les glande surtout qu'on vous stigmatise la gueule à coup de belles phrases comme quoi la philosophie est une réflexion personnelle. Je comprends que nous devons connaître les auteurs afin de se faire une opinion personnelle, mais c'est largement "abusé" de voir que ce n'est que façade. Que certains professeurs concervent ces belles phrases comme maxime de leur cours.
Mais me voilà parti dans une critique qui ne s'en finirait pas, telle que les épisodes de Naruto ou de l'histoire sans fin (d'ailleurs, grand film terminé), au défaut de vous dire mes projets futurs. Je souhaite en effet partir dans un pays englophone afin de parler l'anglais des rues pour pouvoir tous vous insulter dans un anglais impécablement juste en fautes orthographiques et autres erreurs syntaxiques. Non, plus sérieusement, je souhaite faire des études de journalisme. Après l'horlogerie, la médecine, voilà le journalisme qui se voit en proie du doute hyperbolique carthésien. Celà me raproche de mes premiers amours, non pas les gang-bang aux allures de film italien, ni le sublime jeu de la biscotte, ni encore l'étalage de matière fécale sur le corps d'un nain sourd, aveugle et unijambiste, mais à l'écriture. Même si je n'en fais pas souvent la preuve comme quoi je suis capable d'écrire "bien", il est, de fait, que j'écris ici selon mes pensées les plus vagues, mes désirs les plus enfouis de vous faire sourire au dépis de ma crédulité la plus notable. Non, je n'écris pas bien car ici, je n'ai pas à le faire, j'écris mal ca celà me détend puisque je suis obligé et contraind d'écrire sous un style soutenu en concept philophique. Me voilà donc en train de vous dire que je souhaite faire journaliste et a priori cette voie choisie, je souhaite partir dans un pays où le Rosbif, le hamburger, le walabix trainent en roi en dépit du fromage, du vin et de la baguette.
Voilà j'ai tout dit. Je vous laisse donc reprendre une activité cérébrale normale et réfléchie après vous avoir exposé mes projets les plus fantasmatiques. Mais à peine ais-je décidé de mon futur, me permettant ainsi de me sentir joyeux, que de multiples barrières telles que les concours, se bornent à moi. Mais celà n'est pas le dossier ci-dessus explicité, je vous laisse donc continuer de vous masturber, manger ou sucer afin de vous rendre votre liberté intellectuelle.

mardi, décembre 06, 2005

Lettre à Jérémie

Cher Jérémie,

Tout d'abord, je souhaite remercier celui qui va me permettre d'affiner mon esprit critique ainsi que l'éclaircissement de mes démonstrations afin qu'en une et unique fois, il sera possible de comprendre, méditer et objecter sur le sujet de mes réflexions.
Étant le premier à écrire sur la notion, encore [trop] générale, de perfection, sans quelque problématique préalable, permettant une liberté enivrante sur ce sujet, je me dois de poser ma thèse comme n'ayant précédemment aucuns prédicats sur lequel je pourrais y poser ma créance, comme étant livré à moi-même dans un abyme de question.
De fait, pour ne pas faire davantage languir notre sujet par diverses manières rhétoriques, je souhaite simplement expliquer que ma "thèse" se fonde sur un savoir instinctif que par la lumière de quelque philosophe, afin d'avoir une vision que je l'espère sera le plus honnête possible et naturel. Comme tout bon sujet que l'on pose, à savoir ici "perfection", il est question d'une définition, et ce sera là le thème de cette lettre, la recherche d'une définition valable. Nous nous bornerons à une recherche humaine avant de se lancer dans une définition plus générale.
L'idée de perfection semble être en l'Homme de façon intuitive, nécessitant aucun prédicat. Elle est née avec l'homme, immanent à celui-ci sans réelles connaissances formelles. Nous pourrions dire que cette idée viendrait du fait que l'homme, lui-même imparfait, recherche ce qu'il n'est pas. Et, par conséquent, nous pourrions émettre l'idée que cette recherche serait un but, une fin humaine. Mais ne nous perdons pas.
Descartes parlera d'un souverain bien qui stigmatise l'homme de cette idée de perfection, tout comme "la marque de l'ouvrier en son ouvrage". Dieu, étant parfait, marque l'homme d'une étrange idée non définie de perfection dans son ouvrage qui, lui, reste imparfait puisque mortel et sensible.
Afin de ne pas se faciliter la tâche qui semble malgré tout ardue, nous écarterons l'idée de Dieu puisqu'il me semble comme un outil méthodologique plutôt qu'une réalité formelle, un noumène plutôt qu'une certitude. C'est pourquoi je préfère retirer de mon discours toute idée facilement falsifiable d'un quelque Dieu, de quelque nature qu'il soit.
La perfection reste donc une idée innée, inexplicable, et nous allons nous en tenir à l'hypothèse évoquée ci-dessus, à savoir que l'homme la puise dans son imperfection.
Mais qu'est-ce que le parfait ? Un beau corps ? Un beau visage ? Un tracé parfait ? etc.
Si l'on en médite pas les traits, cette idée pourrait rester dans le flou sans pour autant qu'un d'entre nous n'en comprenne pas la signification et c'est en cela qu'elle n'est pas, selon Pascal, nécessairement définissable puisque entendue de tous. Néanmoins, lorsqu'on y repense et y réfléchit à la lumière de l'histoire, il en vient derechef l'idée de perfection comme géométrie, ici, physique.
Cette géométrie avec notamment le chiffre d'or, aiguise notre sens à savoir ce qu'est la perfection comme idée humaine et comme idée générale. Tous corps géométriquement symétrique nous apparaîtrait comme parfait et comme beau.
La beauté serait la cause efficace du mouvement de perfection, et ce qui est sublime se veut parfaitement parfait. Afin de ne pas ternir notre sujet qui se veut introductif et éclairé en définition, je pourrais émettre l'hypothèse que le beau est parfait dans l'imperfection humaine, une représentation sensible du parfait.
Donc le parfait s'apparente à la géométrie, un domaine qui n'est en aucun cas naturel et donc non efficient. Le parfait n'existe que par sa condition chimérique, et se peut-être un but de la vie humaine quant à la recherche de celui-ci, cependant, reste inatteignable puisque fantasmagorique, et comme tout rêve, il doit rester dans le domaine du fantasme pour y demeurer but humain au défaut de devenir matériel et donc imparfait. L'homme y trouve beauté et fascination du fait qu'elle est théoriquement parfaite, droite, claire, méthodiquement éclairée alors que l'homme demeure vil, imparfait et dominé par ses affectes.
Nous avons donc ébauché cette idée de perfection en tant que sujet général et ontologique en esquissant l'idée de beau.
Je te laisse donc la plume afin d'y avoir quelques objections, affirmations ou rectifications personnelles, je me ferais un plaisir d'y répondre.


Cordialement, Arthur.