Carnet de bord ON

lundi, août 29, 2005

Tu seras Apte...

Si de la passion nacquit la patience,
Si de la déception nacquit le pardon,
Sans pour autant en oublier les parcelles,
Si de la jalousie tu n'y montres aucun regard,
Mais que l'amour en jailli amplifié,
Si de la sollitude tu y montres force, courage et vitalité,
Compagnion de la douceur et de l'attente,
Si l'oubli deviend impossible face au gouffre
Et que ton coeur se montre toujours tendre,
Si face aux autres, tu tiends tête sans y montrer faiblesse,
Sans qu'ils n'y voient quelque protection,
Si tu peux donner sans attendre, attendre sans pleurer, pleurer sans souffrir,
Si tu peux protéger sans trop embrasser, malgré les puissances extérieures,
Si tu peux mesurer la portée de chaque acte avec précision et la puissance de chaques paroles,
Si tu est capable de sentir la lourdeur de simple mot, sans y sentir le moindre maux,
Si tu parviens à rester de marbre face à la découverte, jamais le doute ne te perverti,
Si du monde tu restes le même,
Alors rien ne pourra t'empêcher, ni autrui, ni la distance, d'être apte d'Aimer.
A Elle, plus que tout.

dimanche, août 14, 2005

Sk8tR

Il est vrai que ma soif d'écriture ne s'est point assouvie depuis de nombreuses années, cependant ma vie est bien mieux rythmée que par les touches de mon métronome manuel. Mais j'écris, non pas par pur snobisme de ma part, mais suite à un commentaire sur mon ex-blog-véreux-publicitaire-inintéressant-bite-cul et tout le tintouin si souvent siflé à mes oreilles chastes et encore vierges d'imprudences orales. En effet, ce commentaire disais en tout et pour tout :

"kelkun peu me dire c koi cette mode de se sapper avec des marques de skate alors qu'on est pas foutu de taper un ollie ...ca me gave parce qu'on devient incrédible, carrément c devenu un genre " skater " ya 5 ans c'etait un monde à part , tres peu médiatiser et maintenant on en fait des jeux , des chaines de TV et on en fait meme un bisness ... suffit d'aller sur paris ( bastille ) ... franchement jai envie de vomir"

Joliement exposé par Azety après avoir vu une photo de moi en "paintballer".
Bon, pour ne pas froisser les derniers neurones encore présent dans mon encèphale mou mais néanmois fonctionnel, je vais tenter d'exposer ma thèse sur ce genre de personne, et ce genre de stylz (parce que ça fait jeun's). Pour se faire, je vous prie d'agréer, Monsieur, Madame, mes excuses les plus solennelles concernant le langage qui va suivre, plus commun à mon oral de jeune des banlieues de St Tropez. Commençons.
Mais pour bien commencer, nous pourrions simplement revenir au début, aux prémices de ce sport encore Underground, le truc kifépeur ou kiféflipé, en définitive, le skateboard. Je vous passe le côté nianian genre je me la pète car j'ai vu "dogtown" ou genre je suis calé en skateboardophie. En gros, j'y connais un beignet sur ses origines, mais je sais une chose, c'est un peu comme une merde chaude sur ton lit, ce n'est pas venu du ciel. En effet, quelqu'un a créé ce sport et ce quelqu'un l'a propagé comme la peste. On a vu pleins de pitits skateboard naître, tous aussi mignons. En gros, tout le monde en faisait avec les vêtements de maman, de papa, en définitive, que tu ais la classe sur ta board ou pas, y'a que papy à qui ça plait. Tu skates avec ce que tu veux et c'est bien là l'âme du skateboard à la base, un petit pas grand chose. Une planche, du grip, des roues, un mec kihaimsa et c'est parti.

Une fois l'engouement travesti, tout deviend différent. Cela commence à plaire, et le sport underground se métamorphose. Peu à peu des marques se revendiquent "skate", pour les "sk8tR". C'est alors qu'une périphérie de personnes, qui soient de près ou de loin intéressés par le skate, commence à acheter ces marques et à en faire la publicité. C'est de là que naissent les marques. Ensuite, on commence à faire des "contests" de skate avec des skaters portant les marques pour en vanter les mérites et c'est là que nait le sponsoring. A partir de là, tout s'enchaine assez rapidement, et le cercle vicieux ferme ça boucle perverse. En gros, le mimétisme s'installe chez les jeunes générations. Ensuite, la pub, le stylz car ça fait jeun's et tout le phénomène Sk8 se propage et du monde, de loin ou de près, achète ces marques car ils trouvent ça jolie, rebelle, sk8tR ou jéchiédanlfroc. Cependant, quand on y repense, le skate à la base, c'est une planche. Et lorsqu'on creuse un peu, un skater commence avec rien, un tee-shirt, un futal à l'arrache, des shoes et go. Rien d'une paire de godasses à 130€ achetée à Slide Avenue y'a 2semaines, un futal à 100€ avec la marque kitutonpépé, la chemise Volcom à 60€ parce que tu comprends, quand je skate, j'veux que celui qui me regarde, il perde la vue avant que je skate ! Après, on peut ajouter le bonnet à 30€ ou la casquette à 45€ parce que la marque fait genre. Tout s'emplifie et se voiler la face serait une hérésie. L'apparence deviend le maître mot avant la performance et cela pervertie les esprits.

Enfin, pour répondre à Azety, je pourrais lui dire que la marque qu'il porte n'est que le fruit d'une machine qui suce son sport du moment qu'on lui porte autant d'intérêt qu'il le fait, ensuite, qu'on porte ou qu'on ne porte pas ce genre de fringue, qu'on se revendique ou pas skater, aujourd'hui, tout comme les gothiques, le punk, les hippies et autres, le skate est un catalogue ouvert au public au sens large. Enfin, que le nom de "skater" n'est réservé qu'à une minorité et que nous ne portons pas ce genre de vétement pour dire : "look man, je suis proskater". Le skate est devenu un sport à part entière et vouloir qu'il se terre à la "chui un sport underground" n'est qu'idiotie. Pour finir, j'ajouterai que sur la photo, je porte mon maillot de paintball, et lorsqu'on me croise dans la rue, je porte des baggies, des tee-shirt XL, des shoes de skate et que c'est comme ça, pourtant, je ne porte pas de "I'm a skater, go fuck". J'aime m'habiller comme je le veux et il n'y a que les esprits étroits qui souhaite que leur sport redevienne une fierté rangée. Un skater reste un skater qu'il porte du Volcom, du C&A, du Petit Bateau ou encore du Calvin Klein et un spectateur ne s'en revendiquera jamais un. Alors s'il vous plait, arrêté de nous bassiner avec vos réflexions à la Cosette, toute l'identité du skate n'a, en soi, jamais changer, simplement un phénomène commercial s'est aglutiné au dessus sans réellement toucher la moëlle, comme pour toutes les choses qui marchent (aujourd'hui le tee-shirt à paillette et le futal qui rend stéril)



Drôle d'époque : A croire que la télé commande !!!